Les indications à la neuropsychologie
Difficultés à l'école
  • Votre enfant est en situation d’échec scolaire et vous essayez de comprendre pourquoi.
  • Votre enfant présente des difficultés pour apprendre ses leçons.
  • Votre enfant est anormalement agité et souffre de difficultés de concentration en classe.
  • Vous vous posez des questions sur le potentiel intellectuel de votre enfant ?

Échecs scolaires

L’échec scolaire peut être à la source de grandes souffrances pour le jeune et pour ses parents. Les attentes sociétales sont telles qu’elles mettent une précision considérable tant sur le jeune que sur les parents. Ainsi, lorsque l’écolier ne parvient pas à se conformer aux attentes, la souffrance et l’échec s’installent. Il est donc essentiel d’aider le jeune à mieux appréhender son fonctionnement cognitif en tenant compte de ses points forts et de ses points faibles. Cette meilleure connaissance lui permettra d’être plus performant et de gagner, de ce fait, en confiance en ses capacités. Le neuropsychologue permet d’aider en ce sens. Grâce à une évaluation détaillée des fonctions cognitives au moyen de tests standardisés, le neuropsychologue dresse un profil et propose soit (1) des aménagements profitables qui peuvent être intrinsèques (propre à lui, méthodologie) ou extrinsèques (coussin, supports visuels,…) ; soit (2) des séances de rééducation ou enfin (3) une combinaison des deux. Le rôle du neuropsychologue est également d’informer le jeune et sa famille sur son profil afin qu’il puisse mieux le connaitre et l’appréhender.

Difficultés pour apprendre ses leçons

Un jeune peut rencontrer de manière quasi systématique des difficultés pour mémoriser ses leçons. Il n’est pas toujours simple de bien en comprendre la cause. En effet, la mémoire est un processus complexe qui nécessite une multitude de compétences. Les trois grandes étapes dans la mémorisation sont (1) l’encodage, qui correspond à l’enregistrement des informations ; (2) le stockage, qui correspond au maintien sur le long terme des informations ; et (3) la récupération, qui correspond au fait de retrouver le chemin pour parvenir aux informations stockées. Il se peut donc que la difficulté du jeune ne corresponde qu’à un seul de ces trois processus. Le neuropsychologue sera en mesure d’évaluer ces mécanismes et d’identifier les points de blocage. Il sera également vigilant au type de modalité d’entrée et de sortie des informations, qu’elles soient visuelles, auditives, kinesthésiques (mouvements),… Ainsi, l’évaluation neuropsychologique permettra d’élucider les points de blocages, les modalités les plus efficientes et ainsi aider au mieux le jeune dans la mémorisation de ses leçons.

Difficultés de concentration

Tout comme la mémoire, l’attention est une fonction cognitive complexe. Elle est multi-factorielle. Ainsi, le terme « attention » regroupe plusieurs facettes : (1) l’état d’alerte ; (2) l’attention focalisée ou sélective ; (3) l’attention soutenue ; (4) l’attention divisée ; (5) la vigilance. A cela s’ajoute également le type de modalité qu’elle soit auditive ou visuelle ou mixte. C’est donc au neuropsychologue d’investiguer les différentes facettes de l’attention afin d’identifier les difficultés rencontrées et de pouvoir proposer une solution efficace. S’il s’avère que l’investigation neuropsychologique est en faveur d’un trouble neuro-développemental (TDA/H), le neuropsychologue informera la famille sur les démarches à suivre et les consultations médicales à prévoir afin qu’un diagnostic puisse être posé par un médecin spécialisé (neuropédiatre). En effet, seul le médecin est en mesure de pouvoir poser un diagnostic. L’évaluation neuropsychologique est une aide diagnostique essentielle. Elle permet également de proposer des aménagements qu’ils soient intrinsèques (propre à lui, méthodologie) ou extrinsèques (coussin, supports visuels,…).

Efficience intellectuelle

De manière plus globale, le bilan intellectuel est effectué grâce à une batterie de test. Il va permettre d’objectiver les potentialités cognitives du jeune au travers de cinq indices : (1) la compréhension verbale, (2) les capacités visuo-spatiales, (3) le raisonnement fluide, (4) la mémoire de travail, (5) la vitesse de traitement. Ces indices seront mesurés au moyen de plusieurs exercices (appelés subtests) et c’est l’ensemble de ces cinq indices qui permet d’appréhender l’efficience intellectuelle du jeune. La note de QI n’est généralement pas donnée au jeune et sa famille, car c’est l’explication du profil et du fonctionnement intellectuel qui prime. C’est par une meilleure connaissance de son fonctionnement que les compétences du jeune peuvent être potentialisées. Une note générale est réductrice et à tendance à masquer les performances aux différents indices. C’est pourquoi seules les explications du profil cognitif sont données ainsi qu’un avis expert sur ses performances intellectuelles globales. Ces éléments sont essentiels au neuropédiatre devant poser un diagnostic type « trouble des apprentissages ».